|
La Francophonie au Haut-Karabagh
- L’organisation de bienfaisance SPFA, qui réalise
en Arménie de nombreux projets humanitaires, est présente au Karabagh
depuis 1997. Sa principale activité consiste à offrir des leçons de
la langue et de la culture françaises dans la capitale Stépanakert.
Un projet plein d’ambitions et d’audaces, mais intégralement réussi,
car la langue de Molière n’était pas enseignée au Karabagh avant l’arrivée
de SPFA. Le responsable de l’organisation à Stépanakert en témoigne:
- « Il y a quelques années, il y avait très
peu d’habitants du Haut-Karabagh qui parlaient français. Mais aujourd’hui
grâce à l’organisation Solidarité Protestante France Arménie tout a
changé: il y a beaucoup de gens, jeunes et vieux, parlant français.
Nous avons commencé à apprendre la langue française en 1997. Puis, nous,
les jeunes francophones avons créé un club de rencontres pour ceux qui
s’intéressent à la France, sa langue, sa culture et son histoire. Le
CLEF( Club des étudiants francophones) existe depuis six ans. Les portes
du CLEF sont ouvertes à tous ceux qui désirent devenir francophones
et connaître la France. Peut-être vous demandez vous: « qu’est-ce que
vous faites là »? Je vais vous répondre. Nous regardons des films et
des émissions, nous discutons de thèmes intéressants. Les membres du
CLEF ont des affiches dont les articles et les images préparent eux-mêmes.
De temps en temps ils mettent en scène des spectacles. Et tout cela
en français. C’est bien, n’est-ce pas?
- Trois ou quatre fois par an, nous participons
aux voyages organisés par SPFA afin de rencontrer des Français et de
mieux connaître l’Arménie. Le projet général de ce Club est l’enseignement
de la langue française. Nous avons quatre groupes dont les professeurs
sont les anciens membres du CLEF. Les cours sont gratuits. Dans ces
4 groupes il y a à peu près 45 étudiants. Actuellement le Club compte
23 membres.
Bienvenue au Haut Karabagh et à notre Club »!
- Astghik Vanian, Présidente du CLEF
_________________________________________________________________
Des bourses françaises
pour les étudiants karabaghtsis
- Pour la deuxième année consécutive, l’association
SCRIBE-PARIS est sensibilisée à la situation du Haut-Karabagh. Cette
association chrétienne a en effet pour vocation de soutenir les projets
d'études de jeunes dans leur pays.
- Le 27 août 2003, à Stépanakert, nous remettrons
14 bourses d'études à des étudiants du Haut-Karabagh afin de soutenir
leurs projets d'études sur place. Les étudiants boursiers nous ont été
présentés par notre correspondante à Stépanakert. Les candidats ont
été choisis en fonction de leurs motivations et de la situation économique
de leur famille. Composée de jeunes actifs et d'étudiants français,
l'association SCRIBE utilise l'expression artistique pour recueillir
le financement de ces bourses d'études. Cette année encore, c'est le
théâtre qui a été choisi comme mode de financement. Après avoir présenté
en mai 2002 la pièce de R.Kalinoski, Une bête sur la lune, l’association
a présenté cette année la pièce de C.Serreau, Lapin LAPIN devant plus
de 250 personnes qui ont trouvé là aussi l'opportunité de manifester
leur solidarité en direction du Haut-Karabagh.
- Le salaire moyen en Arménie et au Haut-Karabagh
est très faible, il ne permet pas aux familles de subvenir décemment
aux besoins de leurs enfants, y compris celui d'étudier et d'accéder
à une formation universitaire dans de bonnes conditions. C'est la raison
pour laquelle quelques jeunes de France, adhérents à l'association,
s'engagent chacun à leur mesure pour soutenir ce projet solidaire. L'été
2004, nous espérons nous rendre au Karabagh avec un petit groupe de
jeunes français. Votre soutien et vos suggestions seront les bienvenus.
- Corinne Danielian, Pasteur de l'église réformée
de Port-Royal
18, boulevard Arago; Paris 13ème
- La
Tribune du Karabagh Juillet 2003 / N° 25
|