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Christapor Kara-Mourza
(1853-1902)
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Recherches iconographique
& bibliographique, résumé
et mise en page : Méliné Papazian
- Source : R. Attayan, Encyclopédie
de l'Arménie soviétique, Tome V, pp 300-301, Érévan, 1977
- Iconographie : Fonds CRDA
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- Christapor Kara-Mourza (Khatchadour Markari)
est né le 02. 03 1853 en Crimée à Karasoubazar,
actuellement Bélogorsk, est mort le 09.04 1902 à Tiflis.
Il est compositeur arménien, chef de chorale, de choeur et critique
musical. Dès l'âge de 8 ans, il apprend à jouer du piano et de
la flûte, puis étudie la théorie de la musique.
- A partir de 1882, il s'installe à Tiflis
et à Bakou. Le 15 mars 1885, il donne son premier concert avec
une chorale masculine au théâtre «Artsrounie» de Tiflis où sont
exécutées des chansons patriotiques. Le succès est tel que le concert
se transforme en véritable fête nationale.
- Durant sa vie, dans presque toutes les villes
arméniennes et sud-caucasiennes Christapor Kara-Mourza fondent plus
de 90 chorales d'abord masculines, puis mixtes. Au printemps 1887, il
compose son requiem à plusieurs voix ; l'été suivant, il part pour Constantinople
afin de recueillir des chants populaires.
- En 1890, à Bakou, au théâtre de Thariev,
il dirige la mise en scène de l'opéra «Faust» de Gounod. De 1892
à 1893, il travaille à l'Académie Guévorkian d'Etchmiadzine.
En 1894, à Chouchi, avec H. Abelian, puis en 1895, à Bakou, il
présente le drame «Archak II» de Galfayan, avec chorale et orchestre.
A Tiflis, il organise des cours d'orchestration, et est simultanément
correspondent musical du journal «Mechak». Collaborant également
au journal «Mourtch», Kara-Mourza a éclairé la vie musicale et
artistique de Tiflis de la fin du XIXe au début du XXe siècle.
- Grâce à ses concerts, Kara- Mourza a créé un
nouvel auditoire et développé le goût artistique dans le peuple. V.
Chahlamian, B. Amirdjanian, M. Vartikian, Tsovak, ses élèves de la chorale,
se sont révélés et perfectionnés grâce à son enseignement. Ils sont
tous devenus de célèbres chanteurs.
- Pour créer ses chants, Kara-Mourza a utilisé
des poèmes arméniens. Citons son opéra inachevé «Chouchan» sur
un thème patriotique. Ses chants pour chorale a capella ( plus
de 300) furent une véritable découverte pour l'époque. A la fin de sa
vie, en synthétisant le chant et la danse, il crée le prototype du genre
combinant le chant et la danse. Kara-Mourza a laissé un héritage considérable.
- Dans ses chorales, la composition populaire
est très développée en vertu du principe d'opposition, c'est-à-dire
en unifiant deux ou plusieurs chants dans un seul ensemble. A la fin
de sa carrière, Kara-Mourza ajoute les danses populaires aux ensembles
composés de deux chorales en adoptant le principe de la question-réponse.
Il crée la base des ensembles contemporains de chants et de danses populaires.
- Kara-Mourza a intégré la pluralité des voix
dans la musique arménienne. Ses œuvres pour chorale a cappella ont
joué un rôle important dans l'élaboration de la langue
musicale populaire et ont contribué à la fondation de
l'école des compositeurs arméniens.
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