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Arménie - La survie d’une nation
Christopher J. Walker (page 357, paragraphe 2)
- ...Néanmoins, il reste le fait incontestable que les relations entre
les Nazis et les Dachnaks vivant dans les territoires occupés étaient
très étroites et actives.
Le 30 décembre 1941, un bataillon arménien a été constitué sur décision
de la Wehrmacht, connu sous le nom de 812ème Bataillon Arménien.
Il était commandé par Dro et se composait d’un petit nombre d’engagés
et de très nombreux Arméniens faits prisonniers de guerre par les Nazis
lors de leur avancée vers l’Est.
Initialement le bataillon se composait de 8.000 hommes, ce nombre passera
plus tard à 20.000.
Le 812ème Bataillon était actif en Crimée et dans le Nord du Caucase.
Une année plus tard, le 15 décembre 1942, le Conseil National Arménien
a eu la reconnaissance officielle d’Alfred Rosenberg, le ministre
allemand en charge des territoires occupés. Le Conseil avait pour président
le professeur Ardasher Abeghian, pour vice-président Abraham
Guilkdhanian, et comptait parmi ses membres Nzhdeh et Vahan
Papazian. De cette date jusqu’à la fin de 1944, le Conseil publia
un journal hebdomadaire, Arménien, édité par Viken Shantn (le
fils de Levon) qui travaillait également pour Radio Berlin...
Quelle était la motivation de cette collaboration dans les territoires
occupés ? Il est possible de voir là un pur désir de vengeance et de
reprendre l’Arménie aux Bolchéviques.
Il y a dans l’esprit non averti une tendance à classer les Arméniens
et les Juifs ensemble (insultante pour les deux peuples) ; et la paranoïa
malveillante du Nazisme aurait pu se manifester contre les Arméniens
tout comme elle s’est manifestée contre les Juifs.
C’est pourquoi il était important de prouver aux Nazis que les Arméniens
étaient des Aryens. Avec l’aide du Dr. Paul Rohrbach, les Arméniens
semblent y être parvenus. Ils n’ont pas été persécutés par les Nazis
dans les territoires occupés, juste parce qu’ils étaient Arméniens...
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