a
Un non-dit : la Turquie et l'Allemagne nazie
Aperçu bibliographique

  • Professeur R.P. Konstantinian :
    - Les relations commerciales turco-allemandes durant la 2ème Guerre mondiale, Leraper Hayasdani Kidoutiounéri, Erévan, 1970-VI, pp34-39 (en russe)
    - La propagande panturque en Turquie durant la 2ème Guerre mondiale, Banper Erévani Hamalsarani, Erévan, 1974-I, pp 198-205 (en russe)
    - L'interpénétration des idées germano-nazies en Turquie avant et pendant la 2ème Guerre mondiale, Banper Erévani Hamalsarani, Erévan, 1976-I, pp 235-240 (en russe)

  • Titres en allemand cités signalant des publications turques en Allemagne nazie :
    - D. Mikusch, Gazi Mustafa Kemal, Leipzig 1929
    - K. Ziemke, Die Neue Türkei, Stuttgart, 1930
    - A. Kral, Das land Kemal Attaturks, Leipzig 1935
    - K. Okay, Enver pascha der grosse Freund Deutschlands, Berlin 1935
    - G. Mende, Der Nationalen Kampf der Rusland Türken, Berlin 1936
    - H. Melzig, Kemal Atatürk, Frankfurt a/M, 1937
    - G. Jäschke, Die Türkei in den Jähre 1935-1941, Leipzig 1943


  • Transfer des restes de Talaat en Turquie en 1943 :
    The Remains of Talat: A Dialectic between Republic and Empire, Robert W. Olson
    Welt des Islams, New Ser., Bd. 26, Nr. 1/4 (1986), pp. 46-56 doi:10.2307/1570757

  • Aristakes Sahradian, La politique de la Turquie pendant la seconde guerre mondiale, Krounk, Erévan, 1984-XII, pp8-10 (Page CRDA en français)

  • Complicité turco-allemande pré-nazie : German Responsibility in the Armenian Genocide: A Review of the Historical Evidence of German Complicity, Vahakn N. Dadrian

  • Hitler and the Armenian Genocide, by Kevork Bardakjian

  • A suivre - Nil Agopoff, chercheur au CRDA

La documentation Bormann Vermerke

  • « Il aurait fallu céder au chantage des bolcheviks en ce qui concerne la Finlande, la Roumanie, la Bulgarie et la Turquie. Or il ne pouvait en être question. Ce n’était pas le rôle du Troisième Reich, défenseur et protecteur de l’Europe, de sacrifier ces pays amis sur l’autel du communisme. »

    - Adolf Hitler, Bormann Vermerke, 15 février 1945.

  • Approche américaine avec les pages (en PDF) du US Department of State :

  • Allied Relations and Negociations with Turkey

  • - A. Turkey's Neutrality in World War II
    - B. High Level Allied Discussion of Turkish Neutrality
    - C. Allied Failure to Bring Turkey into War in 1944
    - D. The Economic Side of Turkish Neutrality
    - E. Allied Economic Politics Toward Neutral Turkey : Preclusive Trade and Military Assistance
    - F. US Participation in the Preclusive Purchasing Program of Turkish Chromite and other Commodities
    - G. Turkish Cessation of Trade with Germany April 1944
    - H. Turkish Severance of relations with Germany and Declaration of War 1944-1945
    - I. Turkey Wartime Trade in German Looted Gold
    - J. Allied Attempts to implement a Safehaven Program in Turkey
    - K. Attempts at a Postwar Allied-Turkish Agreement on Restitution and Reparation of Looted Gold and German External Assets
    - L. US-Turkish Relations : From "Live and Let Live" to the Truman Doctrine
    - M. Failure to Reach Agreements with Turkey on Restitution of Gold ang German External Assets 1947-1953

  • Recherche sur le web : BelgoHay du forum de NAM

La Turquie pro-nazie et les Juifs
  • Haim Vidal Sephiha dans L'Agonie des Judeo-Espagnols :

  • « Le gouvernement turc avait accordé dès 1924 la citoyenneté turque aux minoritaires (juifs, grecs et arméniens) mais ceux-ci restèrent des citoyens de 2de zone, avec mention de leur appartenance sur leur carte d'identité. Malgré le caractère laïque de la politique nationaliste de Mustapha Kemal, une ségrégation s'opérait envers ces minorités : dans les faits, l'accès a certains secteurs de l'économie etaient refusé aux non-musulmans, de même les crédits n'etaient accordés qu'aux chefs d'entreprise musulmans.
    .........

  • En 1934 est instituée la loi des patronymes et de nombreux Juifs troquent leurs noms hispaniques contre des noms turcs. En outre, la même année est décidé le "déplacement autoritaire" des Juifs de Thrace et de la région des Dardanelles en Asie Mineure. Les minoritaires rentrent la tête ou émigrent en masse.
    .........

  • Si la Turquie se maintint en dehors du conflit, les sympathies pro-nazies s'exprimèrent ouvertement dans la presse d'alors. La politique d'élimination des minorités s'en trouva encouragée et, en 1942, lors d'un impôt exceptionnel sur les biens, agit a visage découvert : les Musulmans eurent à payer 5%, les Deunmes, descendants des partisans de Sabbatai Zevi convertis à l'Islam 10%, mais les non-Musulmans et plus encore les Juifs (on retrouve ainsi l’hiérarchie établie par les théoriciens nazis) eurent à payer des sommes sans commune mesure avec leurs possibilités. Pour pouvoir payer les sommes exorbitantes qu'on leurs demandait, de nombreux commerçants se ruinèrent en vendant tout ce qu'ils possédaient. Les gagne-petit qui ne purent payer furent envoyés aux travaux forcés. On tremble à l'idée de ce qui serait advenu si le cours des choses n'avait tourné a l'avantage des Allies. C'est précisément ce que sentirent à temps les responsables politiques d'alors, qui, fin 43-debut 44, libérèrent les déportés, supprimèrent l'impôt en question et mirent une sourdine aux "Turcs de nom seulement! ennemis du peuple !" de la presse pro-nazie. L'étau se desserra un peu et le parti démocrate promit d'indemniser les victimes. Ce manque de gratitude à l'égard de citoyens qui avaient honnêtement joué un jeu de dupes et renoncé aux protections consulaires, poussa les Judeo-Espagnols de Turquie à émigrer en masse après 1945. »

  • Source : Auteur: chris Date: 20-04-2004 12:48 - (passages extraits du livre de Haim Vidal Sephiha cités dans Le Forum des Européens - débat : La Turquie dans l'UE)

  • "Histoire de la Turquie contemporaine" de Hamit Bozarslan, éditions La Découverte, page 41

  • "Il en allait de même pour les Juifs qui, comme le montrent de nouvelles recherches, notamment celle de Rifat Bali en turc, furent définis comme une "menace" et devinrent la cible, dès 1923, de mesures drastiques, impliquant l'interdiction de leur libre circulation en Anatolie. La presse, mais aussi les responsables kémalistes eurent régulièrement recours aux discours antisémites. Au début des années 1930, les juifs, (comme les Arméniens et les Grecs d'ailleurs) perdirent leurs emplois dans le service public et dans les municipalités (la presse qui évoquait ces licenciements précisait que ces postes allaient désormais être réservés aux seuls musulmans).
    La montée de l'antisémitisme en Europe dégrada encore la situation de la communauté juive.
    ...
    En 1934,en effet, une campagne antisémite violent fut lancée contre les "Juifs qui refusent de parler le turc", à Izmir et en Thrace (Edirne, Çanakkale, Uzunköprü, Kirklareli...). Le gouvernement laissa les instigateurs, notamment Cevat Rifat Atilhan et Nihal Adsiz, tous deux grands admirateurs de Hitler, agir en toute impunité, mais décida, pour des raisons de "sécurité nationale" et pour les "protéger", d'expulser en masse les juifs de Thrace. Les campagnes antisémites qui émergèrent épisodiquement ne cessèrent qu'en 1944."

The Forgotten Wealth Tax - La Turquie : 1942, 1947 & 1955


-I.Présentation - II.Arménologie - III.Fonds documentaire du CRDA - IV.La vie arménienne en diaspora -V.La culture arménienne - VI.Histoire - VII.Arménie(s) - VIII.Les différents environnements & l'Arménie - IX.Génocide de 1915 et enchaînements politico-médiatiques - X.Inconscient(s) collectif(s), Mémoire(s) et 1915 - XI.Religion(s) et Théologie(s)