Anatole France (1844-1924)

Hommage à l'Arménie 1916: programme
et portraits des participants


Buste de Bourdel (1919)

  • "Il convient donc, Mesdames et Messieurs, qu'une assemblée de Français rende à ce peuple, dans sa grande et noble infortune, un solennel hommage. Nous accomplissons ici un devoir sacré. Nous rendons à l'Arménie les honneurs dus, moins encore à ses illustres infortunes, qu'à la constance avec laquelle elle les a supportées. Nous la louons de cet invincible amour qui l'attache à la civilisation des peuples représentés dans cette salle à notre civilisation. Car l'Arménie est unie à nous par les liens de famille et, comme l'a dit un patriote arménien, elle prolonge en Orient le génie latin."
    "L'Arménie, son histoire, sa littérature, son rôle en Orient". Préface d'Anatole France. Paris - Mercure de France - 1897
    [Anatole France, dans "Trente ans de vie sociale" cité par Edmond Khayadjian dans "Archag Tchobanian et le Mouvement Arménophile en France" – Ed. Sigest]
  • - Anatole France, un esprit ouvert et discernant qui fait parler un de ses personnages demandant à Mme Nozière, dans "la Vie en fleur" (1922, Chapitre XIX) :
    : "-Quel était le jour le plus funeste de l’histoire ?
    Mme Nozière ne le savait pas.
    - C’est, lui dit-il, le jour de la bataille de Poitiers, quand, en 732, la science, l’art et la civilisation arabes reculèrent devant la barbarie franque."
Recherche et présentation : Nil Agopoff